Je n’ai pas de chapelet …

mercredi 10 décembre 2008
par  P. Pierre de Couëssin
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Un jour, un homme d’un certain âge m’a dit à peu près ceci : (je le sentais, à la fois, un peu inquiet et malgré tout avec une pointe d’humour qui traduisait sa confiance) « Je n’ai pas de chapelet, je ne me souviens pas en avoir porté sur moi, mais il m’arrive souvent, et même de plus en plus souvent, de dire des Je vous salue Marie au fil de mes journées. » Et il a ajouté en me regardant un peu provocateur :
« Est-ce que ça vaut quand même quelque chose ? »

 Mais bien sûr que ça vaut !

Voila quelqu’un qui, sans bien s’en rendre compte, me dit deux bonnes choses :

  1. Qu’il n’a pas de chapelet mais qu’il dit plein de Je vous salue Marie. En l’écoutant, j’ai senti qu’il y avait un peu de respect humain. Qu’est-ce que les collègues se f.. de moi si, au vestiaire, ils voyaient un chapelet tomber de ma veste !
    Cet homme était humble.
  2. « Il m’arrive souvent et de plus en plus.. »
    Comme c’est beau de parler comme cela ! Voici un homme qui sème, dans le terrain de son quotidien, des mots de foi et d’amour qui passent par la Sainte Vierge. Pense-t-il à Jésus ? Peut-être pas. Mais Marie ne garde pas cette prière pour elle. Je ne saurais dire comment mais je suis sur qu’elle « pousse » mon interlocuteur vers Jésus.

 Est-ce que cela suffit ?

Ma réponse est claire : bien sur que çà suffit si ça dure. Le plus petit acte de foi contient beaucoup plus que ce qu’on en pense et ce que l’on ressent soi-même. Tout acte de foi, si petit soit-il, ouvre un chemin.
Mais un chemin c’est fait pour aller plus loin. Si, dans ma vie de tous les jours, je salue quelqu’un avec amitié, cela veut dire : tu comptes pour moi !

 Continuer

Je n’ai pas su le dire à mon interlocuteur mais je le dis à vous lectrices et lecteurs. Le principe du chapelet ou, si vous voulez, du Je vous salue Marie, c’est de se servir d’une phrase connue par cœur pour dire ce qu’on a sur le cœur.

Aujourd’hui, qu’avez-vous sur le cœur ?
Des joies. Reconnaissez qu’on ne sait pas bien dire nos bonheurs avec des belles phrases qui diraient tout ce qu’on voudrait dire.
Pour les soucis, les épreuves, c’est pareil.
C’est pourquoi les Je vous salue Marie que l’on prie les uns après les autres sont une manière simple de dire plus que ce que les mots disent et, même, plus que ce qu’on a sur le cœur.
Pourquoi ? Parce que, au bout des Je vous salue Marie, on sait qu’il y a Quelqu’un qui écoute.

Marie sait ce qu’on veut dire au-delà de ce que l’on bredouille plus ou moins bien. Jésus aussi sait et comprend.

Alors, n’hésitez pas. J’en ai la certitude : plus vous pratiquerez cette façon de prier, plus vous aurez envie d’y revenir.
Et ça peut aller loin, très loin..


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