Mot d’accueil et homélie de Mgr Denis MOUTEL pour la rencontre et la prière diocésaine pour les malades et les personnes en souffrance.

mercredi 13 juin 2018
par  Bernard Le Ho
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Sanctuaire Notre Dame de Toute-Aide

Samedi 9 juin 2018

Isaïe 53, 1…10 et Luc 1, 39-56

Accueil

Nous participons à une journée de prière diocésaine pour les malades et les personnes en souffrance. C’est comme un pèlerinage : nous avons choisi de partir vers Querrien, vers Notre Dame de Toute - Aide. Vous êtes là parce-que vous connaissez la maladie ou la souffrance, de façon plus forte, plus permanente … ou bien parce que vous accompagnez des personnes qui vous ont demandé de les soutenir. Je remercie les services diocésains.

Je veux vous dire d’abord mon immense respect et ma considération dans l’esprit d’une orientation forte de notre synode (LS 17) qu’on lira en fin d’après-midi :
« On cherchera à impliquer la communauté chrétienne à cette intercession pour nos frères malades ».

Impliquer la communauté, oui parce qu’on peut oublier ou bien se laisser prendre par la vitesse, l’efficacité ou même un esprit superficiel. Et vous, si vous êtes touchés par la souffrance (il y a en a de toutes sortes : physiques, psychologiques, morales et même spirituelles), vous avez peut-être voulu vous poser, vous arrêter là, sans espérance.

Aujourd’hui, nous voulons partager une espérance, non pas tout seuls mais avec la Vierge Marie, qui a participé au mystère de la souffrance et qui brille comme un signe de salut et d’espérance aux yeux des malades qui invoquent sa protection.

Elle est Notre-Dame de Toute - Aide ; elle nous accueille aujourd’hui, elle écoutera ce que nous voulons lui confier, elle nous conduira à Jésus, le Sauveur.

Homélie

« Que Dieu ouvre à sa lumière les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle espérance vous ouvre son appel. »

Nous avons reçu, dans la première lecture, le 4ème chant du serviteur en Isaïe.
« Homme de douleur, familier de la souffrance » … On parle du prophète qui n’est pas reçu, on parle de Jésus qui va être maltraité, rejeté. Mais vous vous reconnaissez peut-être … familier de la souffrance, c’est-à-dire tourmenté quand elle ne nous quitte plus.

Pas de projet, pas de perspective, c’est plutôt comme un mur. Et puis l’entourage, les autres délaissent la personne souffrante (heureusement pas toujours !) une solitude, un isolement peuvent s’installer.

Plus encore, il pouvait arriver que l’on dise : mais c’est à cause de Dieu qu’il connait ce tourment : « nous pensions qu’il était meurtri par Dieu ».
Avez-vous entendu ce que nous enseigne la Parole de Dieu ? Il a plu au Seigneur … et ce qui plait au Seigneur réussira.

Il faut que vous sachiez (Saint Paul aux Ephésiens) que l’appel du Seigneur vous ouvre une espérance. Parce que Jésus se tient à nos côtés, parce qu’il s’est tenu auprès du plus petit, du plus abandonné, au calvaire, nous croyons que Dieu est avec nous et non pas contre nous, il est pour nous. Son amour, sa miséricorde nous sont promises, pour demain, mais aussi pour aujourd’hui.

Comment reconnaître cet amour ? cette vie qui est tout de même donnée quand tout semble s’éteindre ?
Parfois c’est impossible, mais on peut regarder la Vierge Marie. Cœur immaculé, cœur ouvert cœur, que nous célébrons ce samedi, elle fait confiance … « Heureuse celle qui a cru les paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur ».

L’Évangile de la Visitation et du Magnificat nous dit ce qu’elle fait :
Elle part à la rencontre de l’autre, Élisabeth, sa cousine …Elle nous invite à ne pas rester seuls. Elle invite nos communautés chrétiennes à entrer dans de nombreuses visitations, et particulièrement des personnes malades ou tourmentées par des troubles qui n’en finissent pas.

Marie s’identifie à son peuple, à tous, quand ils sont dans la joie ou dans la peine : d’âge en âge … c’est pour tout le monde ! Alors elle chante les mots de tous ceux qui attendent, qui désirent que ce soit autrement. C’est seulement si on est riche, trop riche que l’on attend plus rien.

  • Dieu se souvient de son amour. Est-ce que je n’oublie pas mon frère malade … c’est comme ça, il n’aurait plus de place dans nos projets, notre prière ? Dieu n’oublie pas … Ce qu’il a commencé, il le continue toujours, même si on ne sait pas comment. Même si tous pouvaient m’oublier, mes voisins, ma famille, Dieu se souvient de moi. Mon nom est inscrit dans le cœur de Dieu.
  • Sa miséricorde s’étend d’âge en âge. La miséricorde, c’est-à-dire un cœur qui remue, plein d’émotion, un cœur secoué de compassion, un cœur qui donne l’amour, sans conditions. La miséricorde c’est l’Amour qui se met en peine pour ceux qui peinent. C’est l’Amour de Dieu toujours offert.

Aujourd’hui, nous demandons à Marie de nous apprendre à faire confiance, malgré tout. Elle a suivi Jésus au calvaire. Avec elle nous espérons la joie de Pâques. C’est ce que nous célébrons dans chaque Eucharistie : « Nous rappelons ta mort, nous célébrons ta résurrection, nous attendons que tu viennes ».

J’achève cette homélie en citant Mgr Bernard-Nicolas AUBERTIN, archevêque de Tours et président de la Commission épiscopale pour la liturgie et la pastorale sacramentelle. Préfaçant l’ouvrage « Protection, délivrance et guérison » il nous conforte dans l’assurance que « Les fragilités, les combats de l’homme sont autant de lieux où nous reconnaissons l’action de l’Esprit Saint par lequel Dieu atteste sa présence, lui qui prend soin des hommes. »


+ Denis MOUTEL
évêque de Saint-Brieuc et Tréguie
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