Pèlerinage de la Fraternité Saint Jean Baptiste

jeudi 19 juillet 2018
par  Bernard Le Ho, Père Gérard Nicole
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Pèlerinage de la Fraternité Saint Jean Baptiste

Samedi 14 juillet 2018

Intervention de l’abbé Gérard Nicole

Recteur du sanctuaire marial diocésain Notre Dame de Toute-Aide

photo Ouest France

Le sacrement des malades

Les sacrements sont des gestes du Christ et de l’Église, des gestes que fait l’Église au nom du Christ. Une ancienne formule dit : « Quand Pierre baptise c’est le Christ qui baptise ».
Ces sacrements sont au nombre de sept. L’Église a pris l’habitude de les classer en trois groupes :

  • Les sacrements de l’initiation chrétienne : baptême, confirmation, eucharistie.
  • Les sacrements de guérison : Pénitence et réconciliation, onction des malades.
  • Les sacrements qui sont au service de la communion et de la mission des fidèles : Ordre et mariage.

NB : vous remarquerez que la communion solennelle, la vie religieuse ne sont pas des sacrements.

Les sept sacrements touchent toutes les étapes et tous les moments importants de la vie du chrétien : ils donnent naissance et croissance, guérison et force à la vie de foi des chrétiens.
Par les sacrements de l’initiation chrétienne, l’homme reçoit la vie nouvelle du Christ. Cette vie nous la portons comme dans des vases d’argile. Nous sommes dans notre demeure terrestre soumise à la fragilité, à la souffrance, à la maladie, à la mort. Dans les évangiles nous voyons le Christ pardonner les péchés, retisser avec Dieu des relations abimées, distendues. On le voit aussi guérir de nombreux malades, rendre la santé, sortir des personnes de l’exclusion.
Le Seigneur Jésus Christ, médecin de nos âmes et de nos corps, lui qui a remis les péchés au paralytique et lui a rendu la santé du corps a voulu que son Église continue, en son nom, son œuvre de guérison et de réconciliation.

Que dit l’Église de la maladie et de la souffrance ?

La maladie est un mystère. La maladie nous fait faire l’expérience de la fragilité, de nos limites, de notre finitude. Toute maladie peut nous faire entrevoir la mort, nous mettre dans l’angoisse, le repliement, le désespoir. Parfois aussi à la révolte contre Dieu.
Le croyant n’échappe pas à la maladie. Comme tout homme il peut faire l’expérience de la maladie. Il vit sa maladie face à Dieu, devant Dieu, parfois contre Dieu, parfois avec lui. La Bible nous présente toutes les situations.
L’Évangile nous présente Jésus comme le médecin des âmes et des corps, le médecin de l’homme tout entier. Il manifeste sa compassion. Il s’arrête, écoute, guérit. « Il a pris nos infirmités et s’est chargé de nos maladies ». Il guérit et il annonce la plus forte de toutes victoires : la victoire sur le péché et la mort.
Le Seigneur envoie ses apôtres guérir les malades. « Guérissez les malades ». Il renouvelle cet envoi à la résurrection en les invitant à faire ces guérisons en son nom.
L’Église reçoit du Seigneur cette charge de guérir les malades. Elle essaye (sans être la seule) de prendre soin des malades, et de vivre avec eux et pour eux la prière d’intercession. L’Église croit à la présence vivifiante du Seigneur auprès des malades, le médecin des âmes et des corps.
L’Église a un rite propre en faveur des malades (épitre de saint Jacques).

Qu’attendre de ce sacrement ?

On peut évoquer au moins quatre fruits de ce sacrement.
Un don particulier de l’Esprit Saint : un don de réconfort, de paix, de courage.
Une union plus forte, une participation plus intense au don de sa vie que fait Jésus dans sa Passion.
Le pardon des péchés si le malade n’a pu l’obtenir par le sacrement de la pénitence et de la réconciliation.
Un témoignage de foi qui nourrit la communauté chrétienne. Ce sacrement fait grandir l’Église comme communauté de frères et de croyants.

Comment est célébré ce sacrement ?

Il est célébré avec l’Église présente : un ministre, des parents, des amis. Dans une chambre, à l’hôpital chez le malade, en paroisse souvent, dans un pèlerinage.
C’est toujours bien quand on peut donner ce sacrement au cours d’une eucharistie où on aura pu vivre le sacrement de la pénitence et de la réconciliation (ou au moins un temps de pénitence).
La Parole de Dieu est toujours lue et entendue. Parole et geste forment un tout. L’écoute de la Parole nourrit l’acte de foi de celui qui va recevoir le sacrement et de la communauté qui est présente.
C’est toujours un prêtre ou un évêque qui célèbre le sacrement au nom du Christ et de l’Église. Le célébrant impose les mains en silence et prie pour le malade. Puis il fait des signes de croix sur le front et à l’intérieur des deux mains avec l’huile des malades que l’évêque aura consacrée lors de la messe chrismale. Il dit en faisant ces signes de croix :
« Par cette onction sainte, que le Seigneur en sa grande bonté vous réconforte par la grâce de l’Esprit Saint. Amen. Ainsi vous ayant libéré de tous péchés, qu’Il vous sauve et vous relève. Amen ».

A qui peut-on donner le sacrement des malades ?

Le concile Vatican II qu’on doit le donner aux personnes dont la santé commence à être dangereusement atteinte par la maladie ou la vieillesse.
La personne gravement malade qui sait qu’il lui laisse un temps limité à vivre
La personne gravement malade mais qui a des chances de guérir rapidement, et à qui ce sacrement donnera de la force et de confiance dans la lutte contre la maladie.
La personne âgée qui entre dans la dernière étape de sa vie
Aujourd’hui, certains "malades de la vie" - des personnes en grande souffrance morale, en dépression - demandent le sacrement des malades pour reprendre goût à la vie, retrouver leur liberté.

Sources :
Catéchisme de l’Église Catholique
Rituel du sacrement des malades

Article Ouest France du 17 juillet

Le sanctuaire marial diocésain Notre-Dame-de-Toute-Aide a accueilli 200 pèlerins lors du rassemblement annuel de la fraternité Saint Jean-Baptiste, samedi.
Ces personnes ont, pour la majorité, rencontré des problèmes d’addiction chez leurs proches ou eux-mêmes. Les échanges tournaient autour du fait d’être
« précieux aux yeux de Dieu ». Des témoignages très forts ont ponctué la journée. Toutes les générations peuvent être concernées par des addictions.
« Le but est d’accueillir l’autre tel qu’il est et de l’accompagner vers son rétablissement. Ce qui nous rassemble, c’est d’abord notre foi. Il y a un regard de l’église dans nos missions », a souligné Françoise Desmurs, présidente nationale.
« Être attentif aux solitudes, aller au-devant de ceux qui font appel à nous, écouter avec discrétion, porter dans la prière chacun de ceux qui nous sont confiés, sont au coeur de nos préoccupations essentielles, a développé la présidente.
Nos échanges sont basés sur la confiance. » Ceci dit, la fraternité ne se substitue pas aux structures de soins spécialisés. Elle est bel et bien complémentaire des autres mouvements d’entraide.


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